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ZOOM sur : l’ascalaphe

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Son habitat :

Le Mâconnais est connu pour ses pelouses calcaires, des milieux pauvres et secs réputés pour leur flore spécialisée. Cependant, ces habitats sont aussi attractifs pour tout un cortège d’insectes chatoyants. L’un des plus emblématiques est sans conteste l’ascalaphe soufré (Libelloides coccajus), sorte de curieux croisement entre un papillon et une libellule, bien qu’il appartienne à l’ordre des névroptères. Bien qu’il ne soit pas strictement inféodé aux pelouses calcaires, il y trouve les dernières “prairies” véritablement fleuries et riches en proies (petits insectes volants). Il évite les zones enfrichées des pelouses, leur préférant les espaces les plus ouverts. Cependant, c’est une espèce qui peut (en principe) fréquenter les sous-bois clairs.

Son physique :

Cette insecte de taille moyenne ne dépasse pas les 6-7cm d’envergure. Le corps et la base des ailes sont noirs. Les ailes nervurées sont jaune plus ou moins foncé sur leur partie médiane, et transparentes (mais nettement nervurées). L’ascalaphe est aussi joli que difficile à photographier. Son vol est rapide et rasant, mais il se pose régulièrement au sommet des hautes herbes. Ses ailes peuvent se replier vers l’arrière (à la manière d’un papillon de nuit), mais il aime les garder étalées au soleil.

Il peut cohabiter avec une espèce plus rare et tardive, l’ascalaphe ambré (Libelloides longicornis), qui diffère par des nervures jaunes (plutôt que des taches) et des motifs noirs un peu différents. Les individus des photos ci-dessous, à l’exception des deux photos de droite, sont des femelles d’ascalaphe soufré : les mâles ont une paire de crochets à l’extrémité de leur abdomen, utilisés pour accrocher la femelle lors de la reproduction.

Sa reproduction :

A l’instar d’autres insectes, l’ascalaphe passe la majorité de sa vie (2 ans) sous stade larvaire, avant de se métamorphoser dans un cocon en adulte ailé qui ne survivra que quelques semaines. Les larves, souvent cachées, sont rarement observées. Dotées de longues mandibules, ressemblent un peu à celles des fourmilions, mais ne construisent pas de piège-entonnoir dans le sable pour se nourrir.

Les adultes peuvent être observés dès le mois d’avril par temps ensoleillé, jusqu’en juin. Sur la commune, ils sont fréquents sur les pelouses sèches peu ou non pâturées : au-dessus de Champagne et de Mornay. Les femelles pondent leurs oeufs “en rang par deux” à la base des herbes.

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